Hauteurs et Gorges de l’Ourthe

Bérismenil

Village situé sur le plateau (450m)  exposé au sud, à mi-hauteur  entre la vallée de l’Ourthe (230m) et le point culminant de Les Tailles (650m). Autrefois, essentiellement agricole et forestier, aujourd’hui converti au tourisme avec ses nombreux gites et locations touristiques. 

Marché des Gattes : Cette placette avec l’église est le centre du village de Bérismenil. Anciennement elle était le lieu de rendez-vous matin et soir pour le rassemblement du troupeau. Le chevrier, (le gatlie) prenait en charge les chèvres, moutons, cochons , bétail.. des petites fermes pour l’emmener paitre les terrains vagues, les sarts des environs. Il les ramenait le soir au même endroit. On y échangeait les nouvelles, on y vendait, poulets, canards, etc. Parfois aussi  on y retrouvait la brouette, le chevalet à bois, un seau vainement cherchés le lendemain d’une fête. Aujourd’hui elle ne fait plus qu’un avec le parvis de l’église. On y a suggéré la légende du Cheslé avec la Gatte d’or, la Fontaine et le Puits du Diable. C’est le départ des promenades et son le parking et son abri ‘la bergerie » sont appréciés des visiteurs.

L’Eglise (de style abbatial) se distingue de celles néogothiques des environs. Son autel de bois sculpté date du 19èmeS.

Les Crestelles (Point de vue : une étoile dans le guide Michelin *) : Ce lieu, inconnu jusqu’en 1944, était inaccessible et obstrué par la forêt. C’est le crash d’une forteresse volante B 17  le 14 avril 1944 qui a fait découvrir le site. Quarante ans après, ce sommet a été aménagé pour servir de tremplin aux premiers « deltaplanes » de l’époque (1970). L’accès y est aisé et un petit parking accueille les voitures. (pr de 2,5 km du village) 

Monument du quarantième : Erigé par le S.I. en 1984 en hommage aux aviateurs alliés qui se sont dévoués  pour la libération de l’Europe. On y évoque l’épopée des occupants du B17 et spécialement le sacrifice de James Young carbonisé lors du crash de la forteresse volante le 14 avril 1944. Les pales du monument sont authentiques. Chaque année un contingent de l’OTAN  basé à Geilenchirken (Allemagne) vient y rendre les hommages.

Le Cheslé (Site Celtique Majeur de Wallonie) : Parmi les quelques sites de la période pré- romaine découverts en Belgique, le Cheslé est le mieux conservé, le plus important (14 ha) et sans doute le plus ancien (Fin de son occupation : 520 ans  av. J.C.). Des fouilles se sont échelonnées durant 50 années depuis 1959. Plusieurs reconstitutions y ont été érigées  dans un but didactique et touristique.  Mais ce site énigmatique garde obstinément son secret. Ce lieu pittoresque et sauvage, à l’abri des activités humaines  est le but privilégié des promeneurs du Cœur de l’Ardenne. (5 à 6 km au départ de l’église de Bérismenil ou de la chapelle St Rock à Maboge. 3 à 4 h. Difficulté moyenne).

Trois chapelles ont chacune leur histoire.

Sainte Gotte.  Si vieille qu’on ne sait plus son origine. Elle se situe sur la  N 860 à la limite des communes de Houffalize et  de La Roche. Comme son nom le laisse supposer, la patronne des lieux, Sainte Gotte,  est invoquée pour la Goute, cette irritation des pieds très douloureuse.Depuis les apparitions  (1860) on lui a donné un deuxième nom Notre Dame de Lourdes.

Saint Lambert. A l’est du village. Cette chapelle s’est illustrée pendant la dernière guerre. On lui avait confié les registres d’Etat Civil, pièces officielles, où étaient consignés tous les habitants vivants et décédés de la Commune de Samrée. Ce document trafiqué où figuraient des personnes recherchées avait été soustrait aux perquisitions de l’occupant allemand.

Saint Rock. Sur la N860 au début de la côte de «  Bois de la Gueule » à 4 Km du village. Elle aurait été érigée par la famille bérimeniloise Remy pour remercier le saint d’avoir arrêté là, le cholera qui se propageait dans la région. Un départ possible pour la promenade du Cheslé.    

Festivités à Bérismenil

La St-Hubert : Le patron de la Paroisse. Le dimanche après le Toussaint (Début novembre) Cors de chasse, Bénédiction des animaux, promenade équestres  en forêts, messe solennelle, repas chasseur à la salle du village. Un après-midi festif.

Le Marché de Noël « Aux braséros » : Deuxième samedi de décembre  de 11 H à 19 H au Marché des Gattes et environs. Une centaine d’ échoppes « cabanons » décorés de guirlandes, de chaines lumineuses  y exposent une multitude de cadeaux, de décorations, de réalisations artistiques aux nombreux visiteurs. Durant tout le spectacle des animateurs présentent leurs numéros à travers la foule. Des braseros disséminés de-ci, de-là réchauffent l’atmosphère, Le restaurant à la salle du village est ouvert jusque dans la soirée et offre un délicieux et copieux repas aux amateurs. La journée se termine par un grand bal dans un immense chapiteau. De quoi réchauffer tous les Cœurs. Cette festivité vieille de plus d’un quart de siècle est très fréquentée dans la province et au-delà. 

Maboge

Ce petit village (le seul sur des dizaines de Km) se niche au fond de la vallée étroite de l’Ourthe. Anciennement une maigre l’agriculture  occupait les rives de la rivière et quelques replats dans la forêt environnante qui procurait l’hiver le bois de chauffage. Depuis la mécanisation, la main-d’œuvre en surnombre a  migré vers la ville et les terres cultivables trouvent une nouvelle utilité vers l’accueil et le tourisme.

Une plage d’un hectare avec toutes les commodités  occupe les anciens pâturages, un vaste hall d’accueil abrite les promeneurs. Un camping et un terrain de camping-car offrent le gite aux visiteurs. On ne compte plus les villas, les chalets tout confort  qui s’accrochent aux  pentes boisées qui entourent ce village essentiellement touristique.

Samrée

Situé au sommet de la crête du plateau de Les Tailles (Un des points culminants de l’Ardenne belge), ce village doit son climat assez clément à son exposition orientée vers le Sud. On y rencontre encore dans les plus vieilles maisons, les lourds toits de cherbins, les murs de pierre épais aux fenêtres et portes basses laissant à la lumière et au froid une entrée malaisée. Ici le  réchauffement climatique a produit une transformation radicale de l’habitat tant au point de vue  des matériaux utilisés, qu’au lieu d’implantation et à son aspect extérieur.

Ski de Fond  Profitant des hivers rudes et long (En 1962-63 on a relevé 4 mois complets de neige  et des nuits gelées en conséquence) le Syndicat d’Initiative,  HGO, de l’ ancienne commune y a créé un centre de Ski de fond  avec toute l’infrastructure adéquate.  6 pistes de différentes longueurs,  parfaitement balisées et entretenues partent du Chalet et s’enfoncent dans les bois du haut plateau. Les bénévoles ont depuis le début  ( 1974)  mis leur point d’honneur à satisfaire les skieurs. C’est dire que le Ski de Fond de Samrée jouit d’une réputation unanime.

Les sources de Belle-Meuse. Dans le cadre de  Natura 2000  le vaste plateau des sources de Belle-Meuse, défriché en 1950 et planté d’épicéas, a été déboisé et le terrain, drainé, a été restitué à son état initial : des fanges . Une promenade de 5Km parfaitement balisée, et commentée fait le tour du massif. L’accès  aisé, où l’on peut abandonner la voiture,  prend son départ de la grand-route N89. Depuis une dizaine d’année, batraciens, oiseaux, herbivores et même grues de passage repeuplent ce lieu disparu.